L’ancienne trésorière de Kiabi, Aurélie B., soupçonnée d'avoir détourné 100 millions d'euros, a été remise en liberté sous bracelet électronique, annonce franceinfo.
Son arrestation, survenue en août 2024, a fait grand bruit dans le secteur du prêt-à-porter. En effet, Aurélie B. a été interpellée alors qu'elle atterrissait sur l’aéroport de Figari, en Corse-du-Sud. Son ex-partenaire, Clément D., a également été incriminé pour blanchiment d'argent et placé sous le statut de témoin assisté dans cette affaire.
En effet, Clément D., installé lui aussi à Miami, a vu son nom apparaître dans une série de documents révélant des transactions douteuses avec une entreprise américaine. Lui-même déclare n'avoir rien à voir avec les accusations pesant sur Aurélie B., selon Le Parisien.
Un compte dans une banque en Allemagne
Les faits remontent à 2024 lorsque Kiabi s'interroge sur un investissement réalisé précédemment. Selon des sources, Aurélie B. aurait ouvert un compte dans une banque allemande, y déposant la somme colossale de 100 millions d'euros. Cette somme, censée générer des intérêts, semble s'être volatilisée dans les mois qui ont suivi.
Aurélie B. a ensuite déménagé à Miami où elle travaille pour un grand groupe de luxe. Kiabi a déposé plainte et une enquête a été ouverte. Les investigations ont révélé que les fonds avaient été déplacés vers la Turquie, et selon Kiabi, ce détournement aurait permis à l'ex-trésorière d'acquérir plusieurs propriétés à Miami.
Un accord secret conclu
Récemment, la banque allemande Volksbank Düsseldorf Neuss eG a annoncé avoir signé un accord, dont le contenu reste secret. Kiabi a confirmé la mise en place de cet 'accord transactionnel', considérée comme une avancée majeure pour récupérer les montants détournés.
"C'est une étape clé vers la récupération des fonds et la poursuite des actions légales," a déclaré un porte-parole de l’entreprise. Kiabi continue de collaborer étroitement avec les autorités compétentes pour faire avancer l’enquête.
Aurélie B. n'en est pas à sa première violation de la loi. En 2023, elle avait déjà été condamnée à une peine avec sursis pour escroquerie au détriment d'une école de commerce, en expliquant ses actes par le besoin de rembourser une dette à son ancien employeur, Cultura.







