Un retraité italien a récemment connu une expérience singulière en réalisant son rêve de devenir figurant dans un film, mais cela aurait pu lui coûter très cher. La cour d’appel de Bologne a tranché en faveur de cet homme, qui avait été poursuivi pour le remboursement de 34.000 euros après sa participation au film Ferrari de Michael Mann, en 2022.
Originaire de Modène, cet amateur de cinéma avait reçu une rémunération de 300 euros pour deux jours de tournage. Selon le Corriere di Bologna, l’administration italienne a estimé qu’il avait illégalement cumulé sa pension de retraite avec un travail indépendant, ce qui est prohibé dans son cas.
Une passion à un prix
Ayant pris sa retraite anticipée en 2020 à 62 ans après 38 années de service, il a saisi l’opportunité de figurer dans un film qui mettait en vedette plusieurs stars, telles qu’Adam Driver et Penelope Cruz. Cependant, quelques mois après, la situation s'est compliquée pour lui lorsque l’INPS (Istituto nazionale della previdenza sociale) lui a demandé une année entière de cotisations. Étant à la retraite sous le régime « quota 100 », ce retraité n’avait pas le droit de travailler avant d’atteindre l’âge légal de 67 ans.
Après deux années de bataille judiciaire, la cour d’appel a finalement estimé que sa participation n’était pas un véritable travail. "L’activité n’impliquait pas de tâches spécifiques, au-delà de sa présence sur le plateau, sans directives précises", a ajouté la cour. Cela a permis de qualifier cette expérience de travail indépendant occasionnel, compatible avec sa pension.
Cette affaire met en lumière les complexités du système de retraite en Italie et son interaction avec des emplois temporaires, soulignant les défis auxquels les retraités passionnés peuvent être confrontés. Comme le note l’expert en droit social, Paul Lefèvre : "Il est essentiel de clarifier les règles autour des activités ponctuelles pour éviter des situations injustes pour les retraités qui souhaitent profiter de leur passion sans compromettre leur pension."







