Les habitants de Reims ont voté le 22 mars lors du second tour des élections municipales. Arnaud Robinet, maire en fonction depuis 2014 et candidat du parti Horizons, a été réélu avec 51,86 % des voix, devançant ainsi Anne-Sophie Frigout, la candidate du Rassemblement National (RN), et Éric Quénard de la gauche.
L'alternance n'a pas eu lieu à Reims. Les résultats sont clairs : Arnaud Robinet, soutenu par la présidence et Les Républicains, l'emporte largement. Sa réélection marque une continuité dans la politique locale.
Anne-Sophie Frigout, candidate RN, a obtenu 25,92 % des voix, une progression significative par rapport au scrutin précédent où le RN ne remportait que 5,5 %. Éric Quénard, représentant du Parti socialiste, a terminé troisième avec 22,22 % des voix, malgré un soutien d'autres partis de gauche.
Une faible participation
Robinet, membre du parti Horizons de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, entame ainsi son troisième mandat à la tête de la ville. Lors du premier tour, il avait déjà emporté 43,8 % des suffrages, laissant derrière lui Frigout avec 21 %. L'entre-deux tours a révélé des alliances, avec un candidat dissident des Républicains, Stéphane Lang, se tournant vers le RN.
Par ailleurs, la participation reste un sujet de préoccupation avec un taux de 45,6 % lors du premier tour, selon les statistiques officielles. Éric Quénard, qui avait recueilli 18 % des voix au premier tour, a exprimé ses préoccupations concernant l’absence de soutien à la gauche à Reims.
Cette élection met en lumière la dynamique politique à Reims, où la progression du RN pourrait influencer les futures élections. Des experts, comme Frédéric Dabi de l'IFOP, soulignent cette montée du RN comme un signal fort dans le paysage politique français, indiquant une véritable tendance à la normalisation de ce parti au niveau local.







