Dimanche 22 mars, les Lyonnais ont tranché lors du second tour des élections municipales, voyant le maire écologiste Grégory Doucet, récemment soutenu par La France Insoumise (LFI), battre son adversaire, Jean-Michel Aulas, ancien président de l’Olympique Lyonnais, représentant de la droite. Selon une estimation d’Ipsos BVA, Doucet a obtenu 53,1% des voix, tandis qu’Aulas a recueilli 46,9%.
Bien que Doucet et Aulas aient été au coude-à-coude lors du premier tour, avec seulement 1.200 voix d'écart, le maire sortant a su renforcer son soutien en s’alliant avec LFI. Cette décision a été marquée par le choix d'Anaïs Belouassa-Cherifi de rejoindre les rangs de Doucet pendant la campagne, après que la liste de LFI ait franchi le seuil de qualification avec 10,41% des voix.
Afin d'éviter la montée de la droite à Lyon, Belouassa-Cherifi a insisté sur la nécessité d’une représentation proportionnelle dans l’équipe de Doucet, déclarant à l’AFP : "Nous devons respecter les résultats obtenus." Les discussions entre les deux camps n'ont toutefois pas été simples, mettant en lumière les rivalités entretenues durant la campagne.
Une campagne marquée par les tensions
Jean-Michel Aulas, qualifiant l’alliance entre Doucet et LFI d’"alliance de la honte", a refusé de débattre avec son concurrent. Son état d’esprit a été terni par une performance jugée décevante lors d'un débat télévisé, après avoir longtemps été perçu comme le favori.
L’ancienne grande figure politique de Lyon, Gérard Collomb, avait, quant à lui, tenté un retour aux municipales en 2020 après un passage éclair au gouvernement mais avait été battu dans un contexte écologiste en pleine émergence.
Doucet : un projet écologique contesté
Une fois réélu, Grégory Doucet compte poursuivre son effort de transformation écologique de la ville, qui se manifeste par des initiatives telles que la piétonnisation de certaines rues et la création d'une zone à trafic limité dans la Presqu’île. Cependant, ces mesures suscitent plusieurs critiques, notamment celles de l'opposition qui accuse le maire de nuire aux commerçants et de complexifier les déplacements en voiture.
À l'opposé, Jean-Michel Aulas a proposé un programme axé sur des infrastructures, mettant l’accent sur la sécurité et la création de nouveaux projets d’envergure, comme un mégatunnel sous la ville. Bien que ses idées aient suscité de l'intérêt, l’absence d’un plan de financement clair a alimenté le scepticisme.
Grégory Doucet, même dans un contexte de tension, espère que sa vision écologique prévaudra face à la vision traditionnelle défendue par Aulas.
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