Le ministère libanais de la Santé a annoncé ce mardi matin que deux personnes ont perdu la vie à la suite d'un raid israélien ciblant le village de Bshamoun, au sud-est de Beyrouth. Les frappes se sont intensifiées durant la nuit, affectant également plusieurs quartiers de la banlieue de la capitale libanaise.
Dans un communiqué, le ministère a précisé : "Le raid mené par les forces israéliennes contre le village de Bshamoun a fait, selon un bilan provisoire, deux morts et cinq blessés parmi les civils". Cette incursion s'inscrit dans un contexte de montée des tensions, alors que Bshamoun se situe dans le district montagneux d'Aley, une zone à majorité druze, distante des bastions traditionnels du Hezbollah, le mouvement chiite pro-iranien.
Sept autres frappes signalées
Selon l'Agence nationale d'information (ANI), sept autres attaques aériennes israéliennes ont été enregistrées, ciblant divers quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, un fief réputé du Hezbollah. Aucun bilan n'est encore disponible concernant ces frappes.
Des témoins ont rapporté avoir vu d'épais nuages de fumée émaner de la banlieue sud de Beyrouth après un bombardement survenu lundi soir, une région qui n'avait pas été ciblée par des frappes depuis mercredi dernier. L'armée israélienne aurait aussi incité la population à évacuer deux localités côtières à proximité de Tyr, affirmant mener des actions contre le Hezbollah.
Une escalade générale dans la région
Le Liban a été plongé dans le conflit régional début mars, après que le Hezbollah a lancé des frappes sur Israël en réponse à la mort du général Ali Khamenei, tué lors de l'offensive américano-israélienne le 28 février. Les actions israéliennes en retour se sont intensifiées, avec une vaste campagne de frappes aériennes qui a vu des milliers de victimes, dont un grand nombre de civils et de déplacés au Liban.
Les conséquences humaines de cette situation sont tragiques, et plusieurs experts appellent à une désescalade immédiate des hostilités pour prevenir une crise humanitaire encore plus grave. La situation est suivie de près par des médias internationaux et des organisations humanitaires qui dénoncent l'urgence d'une aide à la population touchée.







