Dernièrement, le président américain a surpris en suggérant des "négociations" avec un représentant iranien non désigné, dans le but de mettre fin aux violences dans la région. Il s'est même dit prêt à suspendre des frappes sur les infrastructures critiques de l'Iran. Cependant, Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien, a rapidement démenti toute forme de pourparlers, affirmant que de "fausses informations étaient véhiculées" pour manipuler les marchés financiers.
“C’est une lutte de communication, mais elle ne signifie pas nécessairement que l’un ou l’autre ment”, nuance Adel Bakawan, expert de la région sur RTL. Il souligne que des discussions indirectes entre les deux nations sont monnaie courante.
Benjamin Netanyahu a également confirmé qu’il avait discuté avec Donald Trump, mentionnant une opportunité d’exploiter les succès militaires pour parvenir à un accord. Toutefois, il a rehaussé ses engagements, insistant sur le fait qu’Israël continuerait ses frappes tant en Iran qu’au Liban. Peu après, de nouvelles actions militaires ont été signalées contre des cibles du Hezbollah.
Sur le plan diplomatique, le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti toute négociation récente, tout en reconnaissant avoir reçu des messages des États-Unis, sollicitant un dialogue. Selon Trump, des discussions ont été "fructueuses", avec des interlocuteurs qualifiés de "très raisonnables".
Cinq jours de délai
Utilisant son réseau social Truth, Trump a annoncé un report de "cinq jours" sur toute frappe prévue. Pendant une conférence de presse, il a même affirmé que des "accords majeurs" avaient été établis, tout en restant évasif sur l’identité de son interlocuteur.
Cependant, il a également mis en garde sur la possibilité de "bombardements" si les négociations échouent. Ce changement de ton s’est manifesté alors que les marchés boursiers ont réagi, enregistrant une baisse des prix du pétrole de plus de 10% suite aux déclarations de Trump.
Les menaces pèsent sur les infrastructures
La situation reste tendue : jamais les États-Unis et l'Iran n'avaient ouvertement évoqué de discussions durant cette guerre, marquée par des frappes menaçantes de part et d'autre. Le climax de cette tension s'illustre autour du détroit d'Ormuz, une voie essentielle pour le commerce mondial d'hydrocarbures, souvent menacée par l'Iran en réponse aux attaques israélo-américaines.
Le gouvernement iranien a averti qu'il pourrait complètement fermer le détroit et cibler les infrastructures énergétiques américaines. Pendant ce temps, des listes de cibles au Moyen-Orient, incluant des centrales électriques israéliennes, ont été diffusées par les médias d'État iraniens.
Une crise énergétique sans précédent en vue
Fatih Birol, directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a averti que la situation actuelle pourrait provoquer la plus grave crise énergétique mondiale des dernières décennies. Le transit maritime à travers le détroit a chuté de 95% depuis le début des hostilités, impactant gravement l’approvisionnement global. Birol a déclaré qu'aucun pays ne sera à l'abri des conséquences de cette crise si elle persiste.







