Proposées par France Travail, les immersions professionnelles sont particulièrement appréciées en Loir-et-Cher. En 2025, plus de 1.000 immersions ont été réalisées, et 62 % des participants ont décroché un emploi dans les six mois suivant leur expérience.
D'une journée à un mois, ce dispositif est ouvert aux demandeurs d'emploi ainsi qu'à d'autres personnes souhaitant découvrir un marché. « L'objectif est de faire connaître une entreprise ou un métier dans le cadre d'une démarche de recrutement, souvent après un premier entretien, » explique Jean-François Pellegrini, conseiller entreprises chez France Travail Loir-et-Cher, chargé des immersions. « Nous conseillons même aux candidats de réaliser plusieurs immersions dans différentes entreprises. »
La mise en route est rapide : une convention peut être signée en quarante-huit heures, permettant au candidat de commencer son expérience rapidement. « Il est essentiel d'éviter que cette immersion ne se transforme en travail dissimulé, » ajoute le conseiller. En fonction des besoins de l'entreprise et du profil du candidat, celui-ci pourra être mis en situation de travail réelle, au-delà de simplement observer, afin de mieux évaluer ses compétences.
Sur une plateforme dédiée, les entreprises peuvent s'inscrire et indiquer la fréquence à laquelle elles souhaitent accueillir des stagiaires et sur quels postes. Chaque immersion nécessite un référent pour guider le candidat.
Une immersion qui se transforme en CDI
Isabelle Thiebaut, responsable des ressources humaines chez Carrefour à Villebarou, évoque une immersion réussie : « Nous recherchions un agent de maintenance. Lors d'un forum organisé le 2 décembre à Blois, j'ai rencontré un homme d'une quarantaine d'années. Suite à notre entretien, il a fait une semaine de découverte chez nous et, au bilan, nous lui avons proposé un CDI qu'il a signé le 29 décembre. »
De son côté, Christelle Giunta, passée du tourisme aux services à la personne, a trouvé sa voie grâce à une immersion. « J'ai pu découvrir le métier et poser des questions, ce qui m'a rassurée avant de prendre mon poste de responsable de secteur chez O2 à Mont-près-Chambord, » explique-t-elle. Pour Marie-Reine Renaudin, directrice régionale d'O2, ces immersions diminuent également le turn-over, en mettant en lumière la réalité du terrain. Élodie Bernard, une ancienne recrue d'O2 devenue tutrice, souligne l'enrichissement de cette mission : « Certains candidats arrivent avec des idées préconçues. Nous leur expliquons notre méthode de travail. » Son regard objectif est inestimable pour les managers lors du processus d'embauche.
30 %
C'est l'augmentation prévue en 2026 du nombre d'immersions professionnelles. Après 1.181 réalisées l'an dernier, France Travail anticipe près de 1.500 cette année.
62 %
Voici la part d'immersions qui a mené à un emploi dans les six mois, selon les déclarations de Cathie Kassongo-Kissaka, directrice territoriale de France Travail Loir-et-Cher.
380
C'est le nombre de demandeurs d'emploi présents le 2 décembre 2025 lors du forum d'immersion à Blois, où plus de 50 entreprises étaient également représentées. Ce jour-là, une soixantaine d'immersions ont été signées, et d'autres conventions ont suivi par la suite.
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