Une nouvelle cimenterie verra le jour d'ici la fin 2027 sur le port de Montoir-de-Bretagne. Coastline West, propriété de l'investisseur suisse F.Scott, se propose de produire jusqu'à 600.000 tonnes de ciment dit "bas carbone" par an. Le processus impliquera l'arrivée de matières premières par voie maritime et l'expédition des produits finis par train ou camion. Cependant, l'impact environnemental de l'usine sera rigoureusement contrôlé. C'est ce que préconise l'arrêté préfectoral publié à la fin février après une consultation publique.
Le site, situé entre les usines Yara et Cargill, est actuellement une friche industrielle mêlant actuellement désaffection et végétation. La préfecture a donné son accord à la destruction d'un plan d'eau pour aménager des zones de stockage et des machines de traitement du ciment. Des conditions strictes sont imposées : interdiction de brûlage à ciel ouvert durant les travaux, arrosage régulier pour réduire la poussière, et aucun abattage d'arbres avant la fin mai, période de reproduction des amphibiens, comme l'indique le rapport de France Bleu.
Restauration d'une prairie et de trois mares
Pour compenser l'impact de la cimenterie, Coastline West devra également restaurer une friche au nord-est du site, créant trois mares de 200 à 100 m². Les amphibiens menacés devront être déplacés et suivis par un bureau d'études compétent, comme le stipule l'arrêté préfectoral.
Des surveillances annuelles de la qualité de l'air seront effectuées pour suivre les niveaux de chrome VI, un composé hautement oncogène. Bien que l'usine ne produise pas de ciment traditionnel, sa fabrication de liant hydraulique engendre des préoccupations quant aux émissions de CO₂, qui représentent environ 8 % des émissions mondiales, selon l'Agence Internationale de l’Énergie. Les dispositifs de filtration aux cheminées seront mis en place, mais les élus locaux et la préfecture demandent des contrôles réguliers renforcés pour assurer la sécurité environnementale.
55 millions d'euros et 35 emplois directs
Ce projet ambitieux nécessite un investissement de 55 millions d'euros et vise à créer 35 emplois directs sur le site de Montoir. Bien que le volume d'emplois semble modeste, cela reste cohérent avec le type d'activité spécialisée dans la production de matériaux techniques qui requièrent souvent des qualifications spécifiques.







