"Vieillir est un privilège". Cependant, le corps et l'esprit peuvent être confrontés à des évolutions inattendues avec le temps. Des fonctions telles que la mémoire, la force musculaire, l'équilibre, la vision et même le sommeil montrent des signes de déclin naturel. Quelles sont donc les stratégies pour continuer à savourer la vie sans se laisser abattre par l'âge ?
Le professeur de gériatrie Bertrand Fougère, dans une interview sur RTL, souligne : « L’âge, c’est dans la tête ». Néanmoins, bien vieillir nécessite également des choix de vie proactifs. Il insiste sur l'importance d'entretenir son corps afin de favoriser un bon état d'esprit : « Il faut entretenir son corps aussi pour être bien dans sa tête ». Alors, comment appréhender le temps qui passe de manière positive ?
À partir de 30 ans, des changements corporels commencent à apparaître. « Notre pic de santé, c’est 30 ans. Ensuite, la masse musculaire commence à diminuer », explique le professeur Fougère. Ce phénomène, connu sous le nom de sarcopénie, est souvent sous-estimé. Comme le fait remarquer le docteur Jimmy Mohamed, « on peut penser avoir pris du poids alors qu’en réalité, on a perdu de la masse musculaire ». Cette perte peut atteindre de 50 % à 80 ans si l'exercice physique n'est pas au rendez-vous.
L'activité physique apparaît donc comme un véritable pilier de la prévention. « Des études montrent qu’il est crucial de pratiquer à la fois des exercices d'endurance et de musculation », met en avant le professeur Fougère. Pas besoin d'être un athlète : « Mieux l'activité se fond dans notre quotidien, mieux c'est ». Par exemple, descendre un étage dans les escaliers au lieu de prendre l'ascenseur est une attitude positive à adopter. L'important est de bouger régulièrement, car l'exercice physique contribue aussi à améliorer l’humeur, la qualité du sommeil, et à prévenir les maladies chroniques.
Un autre levier incontournable est l'alimentation. Le régime méditerranéen, riche en légumes, poissons blancs et huile d’olive, est à privilégier. « Il est préférable de suivre ce régime plutôt que de consommer des acides gras saturés présents dans les aliments transformés », conclut le professeur.







