Face aux conséquences économiques engendrées par la guerre au Moyen-Orient, de nombreux États prennent des mesures pour atténuer les impacts de la flambée des prix de l'énergie. Des solutions variées telles que des baisses de taxes, des subventions, et des changements dans l'organisation du travail se dessinent.
Baisse des taxes, subventions
Plusieurs pays renforcent leur soutien financier pour contrer la hausse des prix de l'énergie. En France, le gouvernement a annoncé un plan d'aide de près de 70 millions d'euros, ciblé sur les secteurs les plus affectés tels que la pêche, l'agriculture et les transports. Cependant, les autorités ne prévoient pas de réduire les taxes sur les carburants, qui constituent une part significative du prix à la pompe.
De son côté, l'Inde a décidé de diminuer de 10 roupies par litre les taxes sur l'essence et le diesel pour la consommation intérieure, tout en imposant des taxes sur les exportations pour garantir une meilleure disponibilité sur le marché domestique. Parallèlement, la Pologne prévoit de réduire la TVA sur les carburants et d'instaurer un prix maximum.
En Grèce, le gouvernement mettra en place des subventions ciblées totalisant 300 millions d'euros pour atténuer les effets sur les carburants et les engrais. L'Espagne approuve un ensemble de 80 mesures visant à réduire la TVA sur le gaz et les carburants à 10% au lieu de 21% précédemment, représentant une aide d'environ 5 milliards d'euros. À Chypre, un plan de soutien de 200 millions d'euros a également été annoncé.
Retour au charbon, bioéthanol et assouplissement des normes
Des pays explorent également le retour à des sources d'énergie traditionnelles. Par exemple, le Japon envisage de lever temporairement les restrictions sur les centrales à charbon en raison d'incertitudes concernant les futurs approvisionnements en gaz naturel liquéfié. En France, les autorités permettent la vente de gazole moins résistant au froid pour répondre aux besoins énergétiques. Le gouvernement britannique a, quant à lui, relancé une usine de bioéthanol pour maintenir l'approvisionnement critique.
Enfin, les États-Unis ont annoncé une dérogation temporaire pour la vente d'essence E15 durant l'été, malgré les risques accrus de pollution.
Réduction des déplacements et télétravail
Pour limiter les besoins énergétiques, certains États promeuvent le télétravail et la réduction des déplacements. Au Sri Lanka, les autorités ont instauré une semaine de travail de quatre jours et rationné la distribution de carburants, tandis qu'en Thaïlande, la climatisation des bâtiments publics est limitée. Ces initiatives sont souvent en ligne avec les recommandations de l'Agence internationale de l'énergie pour optimiser les ressources.
Ces diverses actions montrent comment, face à l’incertitude et à la volatilité des marchés, les États s'efforcent d'assurer la sécurité énergétique de leurs citoyens tout en faisant face aux défis économiques posés par le conflit au Moyen-Orient.







