Le 28 mars, François Piquemal, député de la France insoumise et candidat malheureux aux élections municipales de Toulouse, a annoncé avoir déposé un recours visant à annuler le scrutin, invoquant des soupçons d'ingérences numériques étrangères.
À l'approche du second tour des élections le 22 mars dernier, des publicités mensongères ont circulé sur des plateformes comme Vinted et Candy Crush. Ces annonces mettaient en avant une femme en hijab affirmant "le 22 mars, je vote Piquemal", accompagnées de logos d'organisations comme Action Directe et la Jeune Garde. Selon le reportage d'Ouest-France, ces manipulations ont suscité des interrogations sur l'intégrité de la campagne électorale.
Une campagne de désinformation ciblée
D'après des informations révélées par Le Monde, une campagne de désinformation a visé François Piquemal ainsi que d'autres représentants de LFI. Les avocats du candidat pointent du doigt un ciblage délibéré sur des allégations non fondées, mettant en péril sa candidature. Des personnalités comme David Guiraud et Sébastien Delogu ont également été touchées.
Le recours déposé par François Piquemal vise non seulement l'annulation des élections, mais également la nécessité de clarifier la situation sur ces ingérences numériques, jugées d'intérêt général. Selon les révélations du Canard enchaîné, des entreprises israéliennes seraient impliquées dans ces manœuvres. L'agence Viginum souligne qu'il existe un "nouveau mode opératoire informationnel" correspondant aux critères d'une ingérence numérique étrangère.







