Un tragique événement s'est produit samedi dans la maison d'arrêt de Nîmes (Gard), où un jeune détenu de 22 ans a été découvert sans vie. Selon des sources policières, ses deux co-détenus, âgés de 22 et 24 ans, ont été immédiatement placés en garde à vue.
L'enquête est actuellement dirigée par la police judiciaire de Nîmes, suite à la découverte macabre faite par des surveillants lors d'une ronde matinale. Un membre de la sous-direction de la criminalité organisée a également été impliqué dans l'enquête, à la lumière de la situation complexe.
Les circonstances entourant le décès sont inquiétantes : des ecchymoses ont été observées sur le corps de la victime, ainsi qu'un traumatisme au niveau buccal. Une autopsie est programmée pour le début de la semaine prochaine afin d'élucider les raisons de cette tragédie.
Selon le parquet, aucune déclaration n'a été faite pour le moment. Le jeune homme était incarcéré depuis janvier pour une peine inférieure à un an.
Le co-détenu le plus âgé, qui fait l'objet de la garde à vue, est un individu notoire, incarcéré depuis 2020 pour des délits graves et déjà responsable d'une quarantaine d'incidents au sein de l'établissement, dont plusieurs particulièrement violents, comme l’a rapporté une source pénitentiaire.
Mathilde Carrillo, secrétaire locale pour l'UFAP-Unsa Justice, a dénoncé la surpopulation carcérale à Nîmes, qui atteint plus de 250%, en soulignant son rôle dans ces dérives et violences. Elle a aussi exprimé son soutien aux surveillants pénitentiaires, choqués par cette découverte, qui ont tenté de ranimer le détenu en délivrant des massages cardiaques.







