La députée socialiste de l’Ariège, Martine Froger, a été mise en examen pour des accusations graves concernant la gestion de plusieurs associations d’insertion qu’elle dirigeait avant son élection à l’Assemblée nationale. Avec son immunité parlementaire levée, elle a promis de coopérer pleinement avec la justice, alors que plusieurs autres responsables, dont son fils, fait également l’objet d’investigations.
Le procureur de la République de Toulouse, David Charmatz, a déclaré que Martine Froger est accusée de « abus de confiance, abus de confiance en bande organisée, non-désignation de commissaire aux comptes, faux et usage de faux, exécution d’un travail dissimulé, abus de biens sociaux et déclaration incomplète ou mensongère à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ».
Des soupçons de manquements déclaratifs de ses revenus
L’enquête a été initiée suite à une alerte du TRACFIN en date du 30 janvier 2025, faisant état de possibles manquements déclaratifs par la députée. Celle-ci aurait « omis de déclarer une part substantielle de ses revenus », comme l’a indiqué un précédent communiqué du parquet de Toulouse.
Martine Froger a vu son immunité parlementaire levée le 18 février, permettant ainsi aux autorités de poursuivre leur enquête. Dans un communiqué antérieur à cette décision, elle avait affirmé vouloir « coopérer sereinement et pleinement avec les autorités », en promettant de fournir tous les documents nécessaires. Elle a également fait remarquer que cette démarche est « normale dans le cadre des procédures » et ne préjuge en rien de l’issue de l’affaire.







