C'est dans un climat électrique que Laurence Ruffin a été élue maire de Grenoble ce vendredi. La nouvelle maire succède à Éric Piolle avec un projet clair en tête : « coopérer, protéger et innover ». Des tensions ont rapidement émergé au sein du conseil municipal, avec des échanges musclés entre les membres de La France insoumise (LFI) et le groupe de droite Réconcilier Grenoble, chacun s'accusant de comportements déplacés durant la campagne électorale.
Avec 33 voix sur 59, Laurence Ruffin a triomphé face à l'insoumis Allan Brunon et la candidate des Républicains, Nathalie Béranger. Un seul vote blanc a été enregistré. Cette victoire marque un tournant historique, Ruffin étant la première femme à prendre les commandes de l’hôtel de ville après 50 maires précédents masculins.
Un mandat axé sur l’exigence
Dans son discours inaugural, Laurence Ruffin a reconnu les défis à venir, en se fixant un « cap clair » pour une ville confrontée à des problématiques contemporaines telles que la précarité et la crise écologique. Dans un esprit de démocratie participative, elle a également évoqué l'idée de référendums citoyens pour faire face aux enjeux collectifs.
« Je serai une maire attentive, mais aussi exigeante », a-t-elle déclaré avec assurance.
Un paysage politique complexe
Malgré sa majorité, Laurence Ruffin doit composer avec deux groupes d’opposition, La France insoumise et Réconcilier Grenoble, qui comptent chacun 13 élus. Allan Brunon, leader des insoumis, a exprimé son intention d'adopter une position d'opposition constructive tout en restant vigilant sur les prises de décisions. De son côté, Clément Chappet, à la tête de l'opposition de droite, a salué Alain Carignon, ancien maire, pour son engagement, même en déroute.
« Sa dignité dans la défaite et sa hauteur de vue manqueront à l'assemblée », a-t-il affirmé.







