Lors d'un passage sur France Inter, l'écologiste Marine Tondelier, fervente partisane d'une primaire à gauche, a souligné que "la balle est dans le camp des socialistes" concernant la désignation d'un candidat commun pour l'élection présidentielle de 2027.
Au micro de France Inter, Tondelier a affirmé que le moment était crucial. Candidate pour la présidentielle, elle estime que seule une coordination entre les différentes factions de la gauche permettra de maximiser leurs chances. Cette déclaration survient après des élections municipales tumultueuses où des tensions entre Verts, Socialistes et Insoumis ont été particulièrement notables.
"On ne pourra pas gagner seul"
Olivier Faure, également promoteur d'une primaire de gauche, propose d'organiser ce vote le 11 octobre, bien qu'il exclue la France Insoumise. Selon des sources, Faure a récemment perdu l'appui de certains membres influents de son parti, qui réclament l'inclusion de Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique. Marine Tondelier a exprimé ses inquiétudes : "On ne pourra pas gagner seul, ni nous, ni eux. J'espère qu'ils comprendront cela car les querelles internes nuisent à notre cause."
Dans une critique acerbe des divisions au sein du Parti socialiste, elle a déclaré : "Si un coup d'état se produit contre Olivier Faure, que se passera-t-il ensuite ? Ils passeront des mois à se disputer pour savoir qui sera candidat. Pourrait-il s'agir de Glucksmann ? Tous ceux qui soutiennent Glucksmann sont en concurrence pour ce poste."
Un "spectacle affligeant" à anticiper
Pour ceux qui s'opposent à l'idée d'une primaire, Tondelier affirme que cette démarche serait dans l'intérêt général, soulignant l'absence d'une vision claire pour l'avenir. Elle a prévenu qu'un "spectacle affligeant" pourrait survenir si les factions ne parviennent pas à trouver un terrain d'entente. "C'est regrettable de voir certains dirigeants se positionner comme irréconciliables, alors même que les électeurs aspirent à l'unité," a-t-elle conclu.







