Lors de cette rencontre, le chancelier Friedrich Merz a annoncé la coopération entre Berlin et Damas pour faciliter le retour des réfugiés et soutenir la reconstruction syrienne, soulignant l'importance de respecter l'État de droit et les droits des minorités.
Un million de Syriens arrivés en 2015
La situation des réfugiés syriennes en Allemagne, environ un million de personnes principalement venus en 2015, a été explorée lors du voyage d’Al-Chareh. Ce dernier a proposé un "modèle circulaire de migration" permettant aux Syriens de contribuer à leur pays tout en maintenant leur vie actuelle en Allemagne, pour ceux qui préfèrent rester.
"Les Syriens d'Allemagne doivent servir de lien entre les deux nations et représentent une ressource précieuse", a-t-il déclaré. Avant de se rendre en Allemagne, Al-Chareh a aussi visité les États-Unis, la France et la Russie pour rehausser la position de la Syrie sur la scène internationale.
Merz a évoqué un projet ambitieux de reconstruction et de rapatriement, qui sera mis en œuvre prochainement, avec une délégation allemande prévue pour visiter la Syrie dans les jours à venir. Dans un contexte de durcissement des politiques migratoires en Allemagne à cause de l'extrême droite, le chancelier souhaite également établir des options de retour pour ceux qui ne respectent pas les règles d'hospitalité.
La Syrie, un acteur clé
Le redressement de la Syrie est crucial après plus de dix ans de guerre civile. L'Allemagne a donc promis 200 millions d'euros pour des projets d'approvisionnement en eau et de reconstruction d'hôpitaux. Ahmed Al-Chareh a aussi participé à un forum économique germano-syrien, mettant en avant une Syrie comme alternative au détroit d'Ormuz, en offrant des voies d'approvisionnement vers l'Europe.
Malgré ces avancées, la Syrie demeure un pays en proie à la violence, avec des conflits persistants entre les forces gouvernementales et les Kurdes.
Promouvoir un État de droit
Friedrich Merz a incité le président syrien à établir un "État de droit" garantissant les droits de tous les citoyens, peu importe leur identité. Cependant, des critiques émergent, comme celles de Luise Amtsberg, députée des Verts, qui mettent en garde contre une normalisation trop rapide des relations entre Allemagne et Syrie.
Des manifestations à Berlin ont eu lieu suite à cette visite, où des opposants ont critiqué le rapprochement entre les deux pays, en mettant en avant le passé djihadiste d'Al-Chareh.







