Le cargo Mayuree Naree, arborant le pavillon thaïlandais, a été touché par des projectiles le 11 mars, alors qu'il traversait le crucial détroit d'Ormuz après avoir quitté le port de Khalifa aux Émirats arabes unis. Cette attaque a conduit à la découverte de restes humains à bord du navire, comme l'a révélé le propriétaire du cargo, la société Precious Shipping.
Selon un communiqué publié vendredi, parmi les vingt membres d'équipage sauvés, trois sont toujours portés disparus. « Nous avons retrouvé certains restes humains dans la partie endommagée du bateau », a déclaré la société, sans pouvoir préciser d'avantage sur l'identité ou le nombre des victimes.
Des efforts de recherche ont été entrepris dans des « conditions extrêmement difficiles », l'état de la salle des machines ayant été jugé critique, notamment à cause d'une inondation et des dégâts dus à un incendie. Les tensions dans cette région stratégique se sont intensifiées, les Gardiens de la Révolution iraniens ayant précédemment revendiqué l'attaque sur le Mayuree Naree, ainsi qu'un autre navire battant pavillon libérien. Ils ont justifié cette opération par le fait que les navires n'avaient pas respecté leurs « avertissements », une assertion qui ajoute une couche supplémentaire de complexité au conflit en cours.
Les experts estiment que cet incident pourrait exacerber les tensions maritimes dans la région, déjà marquée par des affrontements géopolitiques. Jean-Marc Évrard, analyste en stratégie maritime, affirme que « chaque incident dans le détroit d'Ormuz est susceptible de créer un précédent dangereux, rendant la navigation de plus en plus risquée ». Alors que les recherches se poursuivent, le regard international se tourne vers l'évolution de la situation, préoccupé par les implications humanitaires et stratégiques.







