Patrick Balkany, ancien maire de Levallois-Perret et déjà reconnu coupable de fraude fiscale, fait face à la justice à partir du 7 avril au tribunal de Nanterre. L'homme de 77 ans pourrait risquer jusqu'à dix ans de prison en raison des accusations de détournement de fonds publics pour financer des policiers devenus ses chauffeurs personnels.
Avec une liste d'accusations qui ne cesse de s'allonger, Balkany doit se défendre contre des allégations de détournement de fonds, ayant détaché quatre agents de police pour ses trajets personnels entre 2010 et 2015. Ces agents, selon le BFMTV, ont vu leurs salaires pris en charge par la mairie pour des tâches qui allaient bien au-delà de leurs fonctions officielles.
Des accusations de prise illégale d’intérêts
Les chauffeurs étaient souvent sollicités pour des tâches personnelles variées, qu'il s'agisse d’amener ses enfants ou même de s'assurer du confort des animaux de compagnie. Les policiers étaient disponibles en permanence, parfois obligés de rester chez l'élu de droite pour « suivre le rythme » de son emploi du temps.
En plus du détournement de fonds, Balkany est également accusé de « prise illégale d'intérêt ». Cet homme politique controversé semble avoir une nouvelle fois mal utilisé les ressources de la mairie de Levallois-Perret alors qu'il aurait pu recourir aux services appropriés pour sa sécurité personnelle.
La justice française enquête également sur un autre scandale, impliquant ce qui pourrait s'apparenter à un emploi fictif. Patrick Balkany pourrait avoir facilité l’embauche de Renaud Guillot-Corail, ancien directeur du développement économique jusqu’en 2012, au sein d’un Comité satellitaire de la mairie, où il aurait perçu jusqu’à 300 000 euros de rémunération sans réel travail fourni, comme le souligne Humanité.
Cette affaire, qui met en lumière l’ensemble des dysfonctionnements possibles à la mairie de Levallois-Perret, soulève des questions cruciales sur la gestion des deniers publics. Alors que Balkany s'apprête à comparaître devant le tribunal, les regards sont davantage tournés vers les implications d'une telle affaire pour la politique locale et la perception de l'honneur public.







