Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé mardi lors du journal de 20 Heures, faisant écho à l'euphorie provoquée par la libération de Cécile Kohler et Jacques Paris, désormais en route pour la France. Au cours de cette intervention, il a également réitéré l'engagement indéfectible de la France pour la libération de Christophe Gleizes, un journaliste retenu en Algérie depuis près de deux ans.
Barrot a partagé son immense soulagement suite à la libération de Kohler et Paris, affirmant avoir gardé en mémoire le combat collectif mené par son ministère depuis des mois. Il a exprimé une pensée émue pour les proches des ex-détenus, et a remercié sous l'égide de RFI les agents du ministère qui ont œuvré sans relâche pour cette issue positive. « C'est un travail de longue haleine », a-t-il précisé, ajoutant que cette libération représente le fruit d'une coopération stratégique entre la France et d'autres acteurs internationaux.
Actuellement en Azerbaïdjan, Kohler et Paris devraient revenir en France le lendemain matin, accueillis par leurs familles et entourés par les équipes du ministère des Affaires étrangères. Barrot n'a pas manqué de signaler que le président de la République serait également ravi de les recevoir.
Concernant les circonstances de cette libération, Barrot a salué le rôle des autorités omanaises qui ont permis les dernières communications avec l'Iran. Il a précisé que les négociations ont débuté il y a un an et demi et qu'elles ont nécessité une grande discrétion. En ce qui concerne une autre citoyenne, Mahdieh Esfandiari, Barrot a affirmé que la France n'avait en aucune manière mêlé la libération de ses otages avec des considérations de politique étrangère.
Enfin, le ministre a fait référence à Christophe Gleizes, affirmant qu'il allait bien, bien que sa situation demeure préoccupante. Il a réitéré l'exigence de sa libération immédiate, relatant que les efforts du ministère avaient conduit à d'autres retours réussis, y compris ceux de citoyens français venus d'Algérie et d'autres pays. « Nous resterons mobilisés pour Christophe Gleizes », a-t-il conclu, laissant entendre qu'un espoir persiste pour une résolution rapide de cette affaire.







