Des « problématiques logistiques » ont causé des ruptures temporaires observées dans une station-service sur cinq en France après le long week-end de Pâques.
Selon les déclarations du gouvernement, environ 18% des stations-service sont désormais en rupture temporaire d'au moins un type de carburant, comme l'a confirmé Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement et ministre déléguée à l’Énergie, sur BFMTV le 7 avril. Ce chiffre était de 12% le samedi précédent, selon le recensement de la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC).
TotalEnergies, le géant pétrolier, a annoncé qu'il prolongerait son plafonnement des prix du carburant jusqu'à fin avril, avec un nouveau plafond de 2,25€ pour le diesel et de 1,99€ pour l'essence. Cette mesure pourrait contribuer aux ruptures d'approvisionnement observées dans certaines station-services.
Pas « d’aide universelle »
Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), a déclaré sur RTL que les stations seront majoritairement réapprovisionnées rapidement, affirmant avoir « quelques semaines de visibilité » sur la situation actuelle. Malgré cela, le litre d'essence SP95-E10 a vu son prix grimper à 2,018€, tandis que le gazole a atteint en moyenne 2,337€, soit une hausse notoire qui pèse sur le budget de nombreux Français.
Face à la colère montante, le gouvernement envisage des aides ciblées pour les professionnels les plus affectés, y compris les « aides-soignantes » et « certains agriculteurs ». Maud Bregeon a clairement rejeté l'idée d'une « aide universelle » ou d'un blocage des prix. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a quant à elle réclamé l'instauration d'un « prix maximum à la pompe de 1,70€ » pour soulager les consommateurs.







