Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que le gouvernement présentera bientôt des mesures "de court et moyen terme" destinées aux commerçants souhaitant embaucher pour le 1er mai. Les professions concernées seront reçues "à Matignon dès cette semaine".
Il a exprimé le souhait d'instaurer un "dialogue social enrichi" avec les partenaires sociaux pour définir les activités et commerces concernés par le travail le 1er mai, soulignant que ce processus ne peut se faire qu'à travers un dialogue sectoriel. Cette approche est perçue comme une tentative de l'exécutif pour apaiser les tensions avec les syndicats, qui ont réagi vivement à la proposition antérieure.
Plus tôt dans la journée, le gouvernement avait choisi de ne pas faire avancer le projet de loi porté par Gabriel Attal, qui visait à faciliter l'organisation du travail le 1er mai, provoquant des critiques au sein de l'opposition. Certains, comme l'ancien Premier ministre Sophie Binet, ont salué ce retrait.
Des réformes à envisager
Lecornu a également tenu à rassurer, affirmant que "les réformes sont possibles, dans le respect et avec des méthodes appropriées", face aux critiques d'immobilisme émanant de l'opposition et de certains membres de la majorité. Cette annonce arrive à un moment où les attentes sont fortes quant à des réformes concrètes concernant le monde du travail.
Enfin, le président du groupe Les Républicains, Bruno Retailleau, a critiqué le gouvernement pour son manque d'engagement, le qualifiant de "capitulations répétées". Les débats autour de cette question sont loin d'être clos, alors que le 1er mai approche et que les attentes des commerçants et des clients restent élevées.







