Lors d'un événement à Las Vegas le 16 avril, Donald Trump a décrit la guerre contre l'Iran comme un "détour" inévitable, malgré l'impopularité croissante de ce conflit parmi les Américains.
Lors de cette prise de parole, il a vanté son programme économique en affirmant : "Nous explosons les compteurs, malgré notre petit détour par ce charmant pays qu'est l'Iran. Nous avons dû le faire, sinon des choses désastreuses auraient pu survenir, surtout concernant la menace d'une arme nucléaire potentielle." Ces propos montrent une tentation de minimiser l'impact d'un conflit qui a profondément divisé l'opinion publique.
Pour 51 % des Américains, la guerre n'en valait pas la peine
Un sondage Ipsos réalisé entre le 10 et le 12 avril indique que 51 % des Américains estiment que l'opération militaire en Iran n'est pas justifiée, compte tenu des coûts humains et financiers. En revanche, seulement 24 % défendent cette intervention. De plus, un sondage de l'université Quinnipiac révèle que 65 % des électeurs attribuent à Trump la responsabilité de la montée récente des prix de l'essence. Sur la gestion de la situation en Iran, seulement 36 % des électeurs expriment leur approbation, contre 58 % d'opinions défavorables.
Des experts en relations internationales, comme ceux de l'Institut Français des Relations Internationales (IFRI), soulignent que cette perception de la guerre comme un simple "détour" pourrait avoir des conséquences graves sur la politique étrangère américaine et sur les relations avec les alliés européens, qui craignent un vent de militarisation dans la région.
En somme, les déclarations de Trump reflètent à la fois une tentative de mettre en avant son bilan économique et la difficulté croissante à justifier une guerre qui mobilise de moins en moins le soutien populaire.







