Nouveau bouleversement au sein de l'administration Trump. Lori Chavez-DeRemer, la ministre du Travail des États-Unis, a annoncé son départ le 20 avril, comme l'a confirmé la Maison Blanche. Dans un message publié sur la plateforme X par Steven Cheung, directeur de la communication, il a indiqué : "La ministre Lori Chavez-DeRemer prendra un nouveau poste dans le secteur privé".
Arrivée en mars 2025, elle est désormais la troisième femme à quitter le gouvernement Trump en six semaines, après Kristi Noem et Pam Bondi, dont les évictions étaient également teintées de controverse. Cheung a salué l'engagement de Chavez-DeRemer : "Elle a œuvré de manière exceptionnelle pour protéger les travailleurs américains et promouvoir des pratiques de travail justes". Keith Sonderling, son numéro deux, la remplacera par intérim.
Des allégations graves pèsent sur la ministre
Âgée de 58 ans, Lori Chavez-DeRemer, anciennement députée de l'Oregon, était initialement perçue comme proche des syndicats, se distinguant ainsi des positions souvent plus libérales de ses collègues. Son mandat a été entaché par des départs massifs de fonctionnaires au sein de son ministère, un phénomène accru depuis le retour de Trump en janvier 2025. Toutefois, c'est une série de scandales récents qui ont précipité son départ.
Le New York Post a rapporté qu'elle fait l'objet d'une enquête pour avoir eu une relation jugée "inappropriée" avec un subordonné et consommer de l'alcool durant ses heures de travail. Des accusations de fraude l'accusent d'avoir transformé des voyages officiels en vacances pour elle et ses proches, ce qui pourrait constituer une violation éthique.
En janvier, un porte-parole de la Maison Blanche a rejeté ces accusations, les qualifiant de "sans fondement". Cependant, des plaintes ont été déposées devant le ministère par plusieurs employées, soutenant qu'elles ont vécu un environnement de travail problématique, comme l'a signalé le New York Times . De plus, des allégations concernant des comportements inappropriés de son époux, Shawn DeRemer, ont alors émergé, rapportant des accusations d'agression sexuelle qui ont conduit à l'interdiction de ce dernier d'entrer dans les locaux ministériels.







