Depuis son arrivée à la mairie en mars, Bally Bagayoko a exprimé sa volonté de retirer les lanceurs de balles de défense (LBD) aux policiers municipaux de Saint-Denis et de Pierrefitte-sur-Seine. Ce mercredi 15 avril, il a annoncé sur RTL que cette mesure était désormais en place. "Le LBD est une arme très peu utilisée", a-t-il déclaré. Bien que les LBD soient désormais laissés dans les véhicules, cela ne signifie pas que les policiers sont complètement désarmés.
"Le LBD est une arme parmi tant d’autres. Ils ont le 9mm, la gazeuse, le pistolet électrique. Ne donnons pas le sentiment que la police de Saint-Denis et Pierrefitte-sur-Seine a juste des pistolets à eau", a insisté Bally Bagayoko.
Concernant les effectifs, le maire a souligné son intention de maintenir le nombre de policiers, niant des informations erronées circulant dans certains médias sur des départs massifs. "Un média a annoncé que 90 policiers seraient partis, c'est faux. D'autres parlent de 30 départs, c'est également faux", a-t-il affirmé sur RTL, précisant que "deux personnes sont parties sur 135" en réalité.
Un appel à 20% de policiers nationaux supplémentaires
Néanmoins, Bally Bagayoko appelle le ministère de l'Intérieur à augmenter le nombre de policiers nationaux affectés à Saint-Denis de 20%. "Il y a un écart extrêmement important en termes de présence policière. Un effort d'augmentation de 20% serait bénéfique pour traiter les problématiques locales", a-t-il indiqué.
Quant à la question des armes, le maire a rappelé que les 834 caméras de vidéoprotection de la commune restent en fonction, et que la ville effectue actuellement un audit de leur efficacité. Il a aussi signalé qu'aucune décision majeure n'était encore prise concernant la sécurité locale, tout en mettant au cœur du débat une approche axée sur la proximité et des solutions sociales.







