Le maire insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a été élu président de l'intercommunalité de Plaine Commune, succédant à Karim Bouamrane le 21 avril dernier.
Dans un climat tendu, marqué par les critiques de ses détracteurs, le maire de Saint-Ouen a vu son poste être confié à son adversaire. La victoire de Bagayoko, qui a fait le tour des médias après son entrée à l’Hôtel de Ville de Saint-Denis, est symbolique dans le paysage politique actuel.
Avec 46 voix sur 79 exprimées, comme le souligne Ouest-France, Bally Bagayoko prend la direction d’un établissement public territorial influent, une première pour La France insoumise.
"Je ne suis pas ici pour revendiquer une présidence insoumise", a-t-il déclaré, promettant de devenir le président d'une « coopérative de villes », selon Actu Orange, relayé par Le Huffington Post.
Un prochain "outil politique"
L'établissement public, qui regroupe plusieurs villes comme Aubervilliers, Épinay-sur-Seine, et Saint-Ouen, abrite près de 450 000 habitants et emploie également plus de 2 200 agents. Bagayoko annonce des relations « assertives » avec l'État, afin de transformer la Plaine Commune en un véritable « outil politique » pour les habitants.
Les priorités initiales incluront des projets autour de l’eau, du service public et des renouvellements urbains, tout en évitant les divisions entre quartiers. Sur son compte X, il a insisté : "4 maires, 8 villes, 1 territoire".







