La députée écologiste Sandrine Rousseau s'éloigne de la stratégie présidentielle de son parti. Dans un entretien accordé à Libération, elle déclare qu'elle ne soutiendra « jamais » Raphaël Glucksmann lors du premier tour de l'élection présidentielle de 2027. Selon elle, cet eurodéputé, bien qu'il soit populaire au sein de la gauche, n'a pas su faire avancer des initiatives écologiques significatives. Rousseau met en lumière que les Écologistes ne devraient pas se fondre dans un groupe plus large qui dilue leur message.
Concernant le positionnement de Glucksmann vis-à-vis de La France Insoumise (LFI), Rousseau estime que « ce n’est pas un programme d’être contre Mélenchon », ajoutant que « un libéralisme apaisé ne saura jamais surmonter les défis de l'extrême droite ».
Des divergences au sein des Écologistes
Rousseau critique également la direction prise par Marine Tondelier, où les Écologistes semblent perdre leur statut de force pivot à gauche. D'après elle, ils « donnent trop de pouvoir aux socialistes » en négligeant les Insoumis. Bien que Tondelier souhaite une primaire de la gauche, Rousseau craint que cela ne soit pas réalisable. Elle plaide pour que son parti conditionne tout soutien à un candidat à un « accord législatif solide » capable de créer une dynamique rassembleuse pour le second tour.
Les Écologistes se réuniront en conseil fédéral les 6 et 7 juin, où des propositions d'opposants à Tondelier pourraient remettre sa candidature en question si la primaire ne se concrétise pas. Rousseau avertit que tout rapprochement avec les sociaux-démocrates comme Glucksmann pourrait signifier « perdre son âme », avec des conséquences potentiellement désastreuses pour leur groupe à l'Assemblée nationale.







