L’enquête menée sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle de 2017 a vu son instruction se clôturer avec quatre mises en examen. Parmi celles-ci, on trouve la députée LFI Sophia Chikirou.
Après plusieurs années d’investigations, la justice a tranché. Les mises en examen englobe divers prestataires et responsables de la campagne, indique Europe 1. Au cœur de l’affaire, l’association L’Ère du peuple est mise en cause pour des accusations sérieuses telles que le « prêt illégal de main-d’œuvre », « faux et usage de faux », ainsi que « tentative d’escroquerie aggravée ».
Sophia Chikirou mise en examen
Marie-Pierre Oprandi, la mandataire financière de la campagne, fait également face à des accusations pour « prêt illégal de main-d’œuvre » et « usage de faux ». Quant à Sophia Chikirou, elle est poursuivie pour des motifs gravissimes tels que « escroquerie aggravée », « abus de biens sociaux » et « recel d’abus de confiance », étant donnée son rôle de responsable communication via sa société Mediascop.
Cette enquête a été initiée suite à un signalement de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques en 2018, déclenché par un audit des dépenses engagées. La justice s’est alors penchée sur la question des possibles surfacturations des prestations réalisées durant la campagne, comme l’a précisé Le JDD.
« Jean-Luc Mélenchon et Manuel Bompard n’ont pas été entendus ni mis en examen dans cette affaire. Une contre-expertise a révélé qu’aucune surfacturation n’avait eu lieu », a communiqué LFI, exprimant ses attentes concernant la conclusion de cette enquête.







