Ce mardi, Météo France a révélé que le printemps 2026 est devenu le plus chaud jamais enregistré depuis le début des relevés en 1900, avec une température moyenne de 13,8 degrés, soit une anomalie de +1,7 degrés. Les mois de mars à mai se sont également caractérisés par un manque d'eau, entraînant un déficit de précipitations de 30 %.
Matthieu Sorel, climatologue à Météo France, souligne que cette saison est marquée par une chaleur "exceptionnelle, historique, inédite". Le mois de mai, avec une hausse de 2 degrés par rapport aux normales, devient ainsi le deuxième mai le plus chaud, juste derrière celui de 2022, battant de nombreux records mensuels, notamment dans le Nord-Ouest du pays.
Un printemps très sec
En plus des températures élevées, ce printemps a aussi été l’un des moins arrosés depuis 1959, avec seulement cinq jours de pluie de moins que la normale. Un phénomène qui a affecté l’humidité des sols, qui ont longtemps été très humides en début de saison, mais sont désormais "très secs", relève encore Météo France.
D’après un rapport de Ici.fr, ce manque de pluies, combiné à des jours d'ensoleillement augmentés de 20 %, a accéléré l’assèchement des sols sur l’ensemble du territoire. L’institut indique que la météo future, en lien avec les tendances climatiques, laisse présager de possibles étés plus chauds.
Vers un été plus chaud ?
Les prévisions permettant d'anticiper les épisodes de canicule cet été évoquent une probabilité accrue de températures plus élevées, notamment sur l'est de la France et la Corse. Cependant, Météo France souligne que cela ne garantit pas la survenue de vagues de chaleur. Ces dernières, influencées par le changement climatique, varient d’un été à l’autre en termes d’intensité et de localisation, laissant place à des épisodes potentiellement plus frais.







