Alors que la plupart des communes françaises ont élu leurs maires depuis plusieurs mois, Sazilly, un petit village de l'Indre-et-Loire, se prépare à aller aux urnes ce dimanche 7 juin. Deux listes se présentent à cette élection tardive.
Les habitants de Sazilly, environ 300, iront voter pour élire leur nouveau maire, après une période de flottement où aucun candidat ne s'était manifesté. Le maire sortant Fabrice Merlot, après avoir annoncé sa retrait, a finalement décidé de se représenter. Patrick Quenet, également sans étiquette, s'oppose à lui.
Patrice, un agriculteur retraité de 66 ans, décrit cette situation comme "loufoque". "Il n'y a que chez nous que ça continue ! Haha ! C'est marrant ! J'ai jamais vu une telle chose. Tout le monde s'entend bien, c'est bizarre qu'on ait deux listes. Au lieu de se tenir la main, surtout dans les petites communes... C'est vraiment incompréhensible !", déclare-t-il avec humour.
Cette division fait débat parmi les habitants : Christian, en tondant sa pelouse, témoigne qu'il préfère éviter d'en parler avec ses voisins. Jocelyne, quant à elle, regrette qu'une seule liste n'ait pas été constituée : "C'est dommage de ne pas s'être entendu sur une seule liste. Il faut qu'on choisisse maintenant".
Patrick Quenet insiste sur le fait qu'il n'est pas là simplement pour s'opposer à Fabrice Merlot, mais de proposer un programme solide. "On a décidé d'être candidats pour répondre aux manques des six dernières années en tant qu'habitants", explique-t-il.
Fabrice Merlot, lui, évoque les nombreuses demandes de ses concitoyens souhaitant qu'il poursuive sa mission. "Je me suis dit que c'était dommage d'arrêter. Il y a plein de gens qui voulaient me suivre. Beaucoup sont venus me voir. Alors je me suis dit pourquoi pas ! Il faut foncer !", assure-t-il, soulignant que le choix entre plusieurs candidats enrichit la démocratie.
Ainsi, Sazilly s'apprête à vivre une élection partielle qui, bien qu'inhabituelle, pourrait bien renforcer la vie démocratique de cette petite commune.







