Le projet de loi sur la protection de l'enfance sera débattu le 15 juillet à l'Assemblée nationale. La ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, aspire à intégrer le principe d'imprescriptibilité des violences sexuelles visant les mineurs.
Lors d'un entretien récent sur Sud Radio, Aurore Bergé a réaffirmé sa volonté de lutter contre les violences faites aux enfants et aux femmes : "S'il y a encore besoin de changement dans la loi, ces changements seront faits". La ministre a assuré que toutes les réformes nécessaires seraient adoptées "avant la fin du quinquennat", soulignant que la lutte contre les violences sexuelles est un enjeu de premier plan pour la France.
"C'est un crime de masse !"
Mercredi, Aurore Bergé se réunira avec des parlementaires et des ministres pour discuter de la loi intégrale qui visera à réformer en profondeur les lois sur les violences sexuelles. Pendant l'été, l'objectif sera de mettre en œuvre rapidement toutes les dispositions nécessaires sans passer par un processus législatif long. Elle a déclaré : "500 000 plaintes pourraient potentiellement être déposées : c'est un crime de masse !"
Le projet de loi sur la protection des enfants sera examiné dès le 15 juillet à l’Assemblée. Aurore Bergé a exprimé l'espoir que l'imprescriptibilité des abus sexuels sur mineurs figure dans le texte. Ce projet fait suite à de nombreuses recommandations formulées par des institutions comme la Ciivise, qui pointent le manque d'efficacité de certaines mesures actuelles.
Des médecins et des psychologues, comme le Dr Marie Dupont, soutiennent ces réformes, affirmant que "la justice doit être à la hauteur des enjeux sociétaux liés aux violences sexuelles". Les citoyens sont également appelés à se mobiliser pour faire pression sur les décideurs afin que de telles lacunes soient enfin comblées.







