À quelques jours de l'examen du projet de loi constitutionnelle pour l'autonomie de la Corse à l'Assemblée Nationale, Véronique Bertile, experte en droit public à l'université de Bordeaux, évoque cette dynamique politique sans précédent.
Le projet est soutenu par l'Institut français de la mer Corse-Méditerranée, un groupe formé il y a cinq ans pour valoriser et protéger le patrimoine maritime de la région. Lors d'une présentation sur le port Charles Ornano d'Ajaccio, le comité a dévoilé son ambition de créer un Parlement de la mer. Bien que le projet soit à ses débuts, il a déjà un président : Jean-Charles Orsucci, maire de Bonifacio et président de l'Association Nationale des Élus du Littoral (ANEL).
Ce Parlement de la mer, pour l'instant associatif, devrait voir le jour avant la fin de l'année et rassembler les communes côtières, la Collectivité de Corse, des entreprises locales, ainsi que des associations et experts du secteur maritime. Pierre-Paul Battesti, président de l'Institut français de la mer, a souligné l'importance de cette initiative pour la durabilité et la gestion des ressources maritimes. Il déclare : "Ce Parlement créera un cadre de dialogue entre tous les acteurs concernés, allant au-delà des simples intérêts locaux pour favoriser une vision commune de l'avenir maritime de la Corse."
Des enjeux cruciaux se dessinent à l'horizon, comme la préservation des écosystèmes marins et l'impulsion d'une économie durable en lien avec la mer. Des experts et des acteurs régionaux expriment un optimisme prudent tout en soulignant la nécessité d'un engagement collectif. La création de ce Parlement pourrait non seulement renforcer l'autonomie de la Corse, mais également marquer un tournant dans la gouvernance maritime française.







