Invité sur RTL, le président du mouvement Horizons et candidat aux élections présidentielles de 2027 a exprimé son point de vue sur la réforme des retraites. Pour lui, la pérennité du système de retraites par répartition nécessite un allongement du temps de travail, tout en promettant un redressement des finances publiques sans augmenter les impôts.
Édouard Philippe a déclaré : "Il n'y a aucune possibilité de s'en sortir sans travailler un peu plus". Il a laissé entendre que le système de répartition actuel nécessitera des réformes, précisant qu'il n'est pas envisageable d'y échapper sans faire des efforts. Cette affirmation survient dans un contexte où la dernière réforme de 2023, qui a retardé l'âge légal de départ à la retraite à 64 ans, a déjà provoqué l'un des plus grands mouvements sociaux que le pays ait connus.
Le candidat a également évoqué la nécessité d'augmenter le taux d'emploi des seniors et a suggéré que la discussion avec les syndicats serait cruciale pour définir ce que "travailler plus longtemps" impliquerait concrètement. Bien que sa méthode puisse apparaître floue, son diagnostic sur la situation financière est sans appel.
Une promesse de sueur plutôt que de larmes
Philippe a pour objectif de ramener le déficit public à 2% d'ici la fin de son éventuel mandat, sans recourir à une augmentation des prélèvements obligatoires. Il a affirmé : "Mon but n'est pas très populaire, mais il est essentiel de rétablir l'ordre dans nos comptes pour retrouver des marges de manœuvre".
Enfin, il a reconnu que, lorsque l'on évoque des efforts à faire, cela suscite souvent des réticences. "En France, dès qu'on explique qu'il faut faire un effort, les gens réagissent en disant : 'vous promettez du sang et des larmes'", a-t-il expliqué. "Je ne promets pas de sang et de larmes, mais peut-être un peu de sueur."
Les commentaires d'experts et d'autres figures politiques seront déterminants pour évaluer l'acceptabilité de ces propositions dans le cadre d'un climat social déjà tendu.







