Le 2 janvier 2026, Rodrigo Arenas, député de La France insoumise (LFI) à Paris, s'est exprimé sur franceinfo concernant un projet de loi à venir qui pourrait interdire l'accès aux réseaux sociaux pour les individus de moins de 15 ans. Arenas souligne qu'il est crucial d'appliquer les lois déjà existantes, considérant que la France dispose des outils juridiques nécessaires pour encadrer l'utilisation des plateformes numériques.
Ce texte, qui sera bientôt examiné par le Conseil des ministres et discuté au Parlement, propose notamment un système de blocage parental obligatoire pour les jeunes utilisateurs. Il prévoit également d'étendre l'interdiction des téléphones portables dans les lycées, une mesure déjà en place dans les collèges, mais souvent négligée à cause de limites budgétaires dans les établissements scolaires.
S'attaquer aux plateformes
Rodrigo Arenas, ancien porte-parole de la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves), appelle à une action résolue contre les plateformes numériques, qu'il considère comme « des dealers d'addiction ». Selon lui, il est urgent de ne pas blâmer les victimes de ces systèmes, comprenant à la fois les parents, les enfants et les enseignants, mais plutôt de se concentrer sur celles qui exploitent l'addiction à ces services.
« La société française doit prendre conscience que les grandes plateformes numériques sont à la fois capables de créer du lien et d'engendrer des addictions », prévient-il. Arenas plaide pour un « courage politique », rappelant que des pressions extérieures, notamment de la part des États-Unis, ont souvent entravé les efforts français pour réguler ces entreprises.
Cette problématique de la régulation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies est d'autant plus pertinente dans un contexte où les jeunes, de plus en plus connectés, font face à des risques d'addiction et de cyberharcèlement. Des études de l'INSEE rapportent que près de 40% des adolescents se sentent souvent accros à leur téléphone, soulignant ainsi la nécessité d'agir au plus vite pour protéger cette tranche de la population vulnérable.
En somme, la proposition de Rodrigo Arenas pourrait ouvrir la voie à une réévaluation de la manière dont la France aborde la législation sur les réseaux sociaux, dans l'intérêt d'une génération qui mérite de naviguer au sein d'un cadre sécuritaire et protecteur.







