Dominique de Villepin n’a pas mâché ses mots en s’attaquant à Jean-Luc Mélenchon après ses remarques entourant Jeffrey Epstein. L'ancien Premier ministre a, lors d'une déclaration le 27 février, accusé le leader de La France insoumise de « légitimer l'extrême droite » à cause de ses « ambiguïtés » sur l'antisémitisme et sa « tactique de la terre brûlée ».
Dans un message publié sur X, Villepin s'est montré très critique, affirmant que les idées de Mélenchon sacrifient la sécurité des citoyens juifs. Il a réagi en particulier aux propos tenus par Mélenchon lors d'un meeting à Lyon, où ce dernier a joué avec la prononciation du nom de Jeffrey Epstein, suscitant un tollé en ironisant sur la façon de dire son nom.
« L’affaire Epstein… Ah, je voulais dire 'Epstine', pardon ! Ça fait plus russe, 'Epstine' », a lancé Mélenchon, provoquant un rire général dans la salle. Cette blague a été jugée déplacée par de nombreux observateurs, dont Villepin, qui a qualifié ces remarques d'« irresponsabilité politique », rappelant la montée de l'antisémitisme en France.
Une ligne de fracture dans la politique française
Villepin a mis en garde que jouer avec des mots à consonance juive « rappelle trop de mauvais souvenirs » et que « nous ne sommes plus dans un contexte où l'on peut se permettre ce genre de légèretés ». Sa critique vise à mettre en lumière une irresponsabilité jugée alarmante dans le discours politique actuel.
Il a également évoqué la nécessité de maintenir le respect dans le discours public, affirmant que les déclarations de Mélenchon peuvent avoir des conséquences graves dans un pays où l'antisémitisme est en hausse. « On ne joue pas avec des allumettes dans une station-service », a-t-il ajouté, une métaphore puissante pour illustrer les enjeux actuels.
Dominique de Villepin conclut en affirmant que la responsabilité de cette situation repose sur Mélenchon, qui, selon lui, aurait dépassé les limites avec ses derniers propos, illustrant ainsi les dangers de sa stratégie politique pour La France insoumise. Son approche, selon Villepin, pourrait même menacer les fondamentaux de la République.







