Il y a deux décennies, la France a mis en place le dispositif "Alerte enlèvement". Depuis, il a contribué à retrouver 38 enfants vivants, témoignant de son efficacité en matière de mobilisation et de coordination. Le 28 février 2006, ce système a été introduit pour répondre rapidement aux disparitions d'enfants, permettant de diffuser un message d'alerte largement dans les médias, les aéroports, les gares et le long des autoroutes.
Les alertes sont diffusées toutes les 15 minutes pendant un minimum de trois heures, un processus qui vise à inciter la population à être vigilante et à fournir des témoignages éventuels. La journée du 28 février sera donc marquée par une réflexion sur les réalisations et les défis à relever dans la protection des enfants, selon des acteurs du secteur.
Les autorités observent que la réactivité du public face à ces alertes s'est intensifiée au fil des ans. "Chaque alerte génère un élan de solidarité qui peut faire la différence", explique un porte-parole de la police nationale, soulignant l'importance de l'engagement collectif dans ces situations critiques.
En réponse à des critiques du gouvernement, certaines associations de protection de l’enfance demandent des améliorations au dispositif. Elles insistent sur la nécessité d'investir encore davantage dans la sensibilisation et les outils de suivi après une alerte. "Le dispositif fonctionne, mais il faut aller plus loin pour garantir la sécurité des enfants", a déclaré un représentant d’une association de défense des droits des enfants.
Avec les défis modernes, le dispositif "Alerte enlèvement" reste une initiative essentielle pour la protection de notre jeunesse, mais il doit également évoluer. Selon un rapport de France Info, l’importance d’inscrire ces problématiques à l’agenda législatif est cruciale pour renforcer cette lutte.







