Ce vendredi 27 février, au terme de son procès à la cour criminelle de Périgueux, Ibrahima Camara, un DJ âgé de 30 ans, a été reconnu coupable d'avoir violé, enlevé et séquestré une femme de 55 ans lors d'un mariage, dans la nuit du 16 au 17 décembre 2023. La victime a été retrouvée dans un état de choc dans la rue par un automobiliste qui l'a immédiatement conduite au commissariat.
Pour ce crime grave, Camara a été condamné à huit ans de réclusion criminelle, soit deux ans de moins que la peine requise par le parquet. Les magistrats ont pris en compte son changement de position au cours du procès, où il a finalement reconnu les faits qu'il avait précédemment niés durant deux ans d'instruction. Son geste d'excuse envers la victime a semblé peser dans la décision des juges.
Selon des experts en droit pénal, cette affaire soulève des questions sur la réhabilitation des agresseurs et la récupération psychologique des victimes. "Il est essentiel que la justice considère à la fois le besoin de protection de la société et les mesures de réinsertion", déclare Maître Sophie Bernard, avocate spécialisée dans les affaires criminelles. La société restera attentive à l'évolution des mentalités face à la violence faite aux femmes.
Au-delà de cette affaire, la Dordogne a également vu d'autres incidents récents, notamment un cas où deux visiteurs ont tenté d'introduire de la drogue dans une prison locale, comme rapporté par Sud Ouest.







