Ce mercredi 25 février, alors que La France insoumise (LFI) tenait une conférence à Clichy avec Manuel Bompard, un membre de la liste, Ibrahim Diallo, ne s'est pas présenté. En effet, il devait faire face au tribunal de Nanterre, où il a reçu une peine de 30 mois d'emprisonnement pour extorsion avec violence, séquestration et vol en récidive.
Selon des sources judiciaires, les faits remontent au 12 février. La victime, résidant dans une résidence étudiante, a été victimisée par un groupe d'hommes alors qu'elle se trouvait chez elle en attendant un ami de son compagnon, actuellement en prison. Ils ont fait irruption et l'ont contrainte à les suivre dans un appartement.
La jeune femme aurait été menacée avec un couteau, forçant ainsi la divulgation des codes de sa carte bancaire et de ses accès en ligne. Sous cette contrainte, elle a dû retirer de l'argent à un distributeur automatique pendant que des virements étaient effectués sur ses comptes. Trois individus, dont Diallo, ont été identifiés grâce aux caméras de surveillance.
Dès son arrestation, Ibrahim Diallo, âgé de 21 ans, avait déjà un passé judiciaire impliquant des délits de recel et de rébellion. Ce jugement rapide en comparution immédiate a confirmé la gravité de ses actes.
Le parquet de Nanterre, contacté par Valeurs actuelles, a confirmé la condamnation de Diallo, qui inclut la révocation d'un sursis de quatre mois et la mise sous mandat de dépôt. Hormis la peine d'emprisonnement, il a également reçu une interdiction de porter des armes pour une durée de cinq ans, ainsi qu'une mesure d'éloignement de la victime durant trois ans.
Les réactions au sein de la municipalité actuelle ne se sont pas faites attendre. Un membre a exprimé son indignation en déclarant : « Encore un délinquant sur une liste LFI… nous ne sommes pas surpris. » Cette affaire soulève des questions sur la sélection des candidats au sein des partis politiques, particulièrement en période électorale.







