À Porto-Vecchio, troisième ville de Corse, Georges Mela, ancien maire battu en 2020, fait son retour en campagne pour les municipales face au maire sortant, Jean-Christophe Angelini. À la tête de la liste "Notre parti, c’est Porto-Vecchio", il défend l'idée d'une continuité tout en affirmant que le futur Plan Local d'Urbanisme (PLU) est une priorité absolue.
Georges Mela, qui a été maire de 2005 à 2020, aspire à redresser la ville. "Je veux remettre Porto-Vecchio sur la voie de ce qu'elle a toujours été", déclare-t-il. Selon lui, la mandature de Jean-Christophe Angelini reprend beaucoup de ses idées. "80 % des projets réalisés durant son mandat proviennent de l'ancienne administration", soutient-il, citant notamment le port de plaisance et des travaux à Pifano, tels que la médiathèque et la maison de quartier. Mela conclut : "Beaucoup de ces réalisations auraient été faites par moi".
"Je souhaite continuer le travail entrepris depuis plus de 20 ans", lâche Mela, qui admet avoir tiré des leçons de son expérience à l'opposition. "Ces années m'ont enseigné l'humilité. Etre constructif, c'est être responsable".
Le PLU, “point noir” de la mandature
Pour l'ancien maire, la validation du PLU est cruciale. "On nous avait promis une approbation en 100 jours. Six ans plus tard, il n’y a toujours rien", s’inquiète-t-il. Mela décrit cette situation comme "paralysante" pour l'économie locale et pour les habitants. Il rappelle que son propre projet d'urbanisme avait mis l'accent sur la constructibilité des hameaux, une vision ébranlée par la gestion actuelle, qui selon lui, a eu pour conséquence de voir des opportunités disparaître.
Logement : priorité aux hameaux, refus des barres d’immeubles
Concernant le logement, Mela s'oppose à la densification : "Je suis fermement contre la construction de barres d’immeubles. Le logement social ne doit pas devenir un aboutissement pour la jeunesse de Porto-Vecchio, mais un objectif transitoire". Il admet avoir soutenu le programme Accasassi, mais n'en approuve pas la vision. "Porto-Vecchio mérite mieux", affirme-t-il, soulignant le besoin de rétablir l’équilibre dans les choix urbains.







