Un répit crucial a été accordé ce vendredi aux organisations humanitaires internationales menacées par le gouvernement israélien d'une interdiction d'accès à Gaza, initialement prévue pour le 1er mars. La Cour suprême a décidé de suspendre l'entrée en vigueur de ces mesures, en attendant une analyse judiciaire approfondie.
Le 27 février, la plus haute instance judiciaire israélienne a reconnu l'urgence de la situation, en offrant un délai aux ONG qui avaient refusé de se conformer aux exigences imposées pour maintenir leur présence sur le terrain. Cette décision intervient alors que ces groupes, qui œuvrent pour l'assistance humanitaire en Cisjordanie et à Gaza, ont été la cible de restrictions de plus en plus sévères.
Sans se prononcer sur le cœur du litige opposant ces associations à l'État d'Israël, la Cour a choisi de suspendre ces nouvelles mesures, donnant ainsi un peu de répit à des organisations qui affirment que cette interdiction pourrait avoir des conséquences catastrophiques sur des milliers de personnes nécessitant une aide vitale.
Cette intervention judiciaire fait suite à une demande du consortium représentant plusieurs de ces ONG, qui avait sollicité l'annulation des mesures restrictives. Les avocats des ONG ont souligné l'importance de maintenir une aide humanitaire ininterrompue, notamment dans un contexte d'escalade des tensions dans la région.
Selon des experts, cette décision illustre les tensions croissantes entre le gouvernement israélien et les organismes internationaux d'aide. Dans des déclarations récentes, le porte-parole d'une de ces ONG a affirmé : « Ce sursis est une bouée de sauvetage pour des millions de personnes qui dépendent de notre soutien. »
Sources : AFP, France 24







