Un homme de 30 ans a été condamné à huit mois de prison ferme pour avoir consulté des sites pédopornographiques tout en se trouvant en contact avec des mineurs à Allonnes, en violation d'une interdiction judiciaire en vigueur depuis mars 2023.
Le tribunal correctionnel a exhumé des faits troublants. Lors de l'audience le 27 février, il a été révélé que le prévenu, un ingénieur en informatique résidant au Mans, avait effectué plus de 250 recherches sur des sites pédopornographiques entre mai et juin 2025. De plus, des images de jeunes filles, filmées dans un cadre de gymnastique, ont été retrouvées sur son ordinateur.
En plus de sa peine d'emprisonnement, il devra suivre un traitement de soins pendant cinq ans. Une nouvelle infraction pourrait entraîner une peine supplémentaire de trois ans de prison. Par ailleurs, il se voit interdire d'approcher des mineurs pendant dix ans, et tous ses appareils numériques lui ont été confisqués. Son nom figure désormais dans le fichier des délinquants sexuels.
Les dangers des algorithmes néfastes
Le prévenu a admis ses actes dès son audition par la police. Dans le passé, il avait déjà été condamné pour son penchant pour le visionnage de contenus à caractère pédopornographique. "J'ai arrêté un moment, mais j'ai replongé, chaque jour", a-t-il confié, tout en reconnaissant qu'il n'avait pas informé son psychiatre de sa rechute. "Ces recherches deviennent une boucle", a-t-il dit, indiquant que les algorithmes en ligne alimentaient ses mauvaises habitudes.
Des images de jeunes filles pratiquant la gymnastique, bien que non pornographiques, n'ont fait qu'accroître son excitation, ce qui a suscité des questions directes du tribunal. "Vous vous masturbiez devant ?" a interrogé la présidente, à quoi le prévenu a répondu affirmativement.
Violations répétées de son interdiction
Malgré l'injonction d'éviter tout contact avec des mineurs, l'individu a continué à encadrer des adolescents dans des activités sportives jusqu'en 2025. Cette infraction a conduit les forces de l'ordre à examiner ses recherches sur Internet. "Quelle confiance peut-on vous accorder ? Vous n’avez manifestement pas compris la gravité de votre première peine", a commenté le procureur.
Le procureur a exprimé son inquiétude face à "l'accessibilité alarmante de ces contenus", soulignant que les algorithmes puissants sur les réseaux sociaux exposent des individus à un flot d'images troublantes, renforçant des comportements délictueux. Ce jeune homme, qui a commencé à consulter des contenus pornographiques dès son enfance, a dû faire face à des troubles émotionnels qui avaient été décelés par son psychiatre.







