Le tribunal correctionnel du Mans a infligé une peine de 18 mois d'emprisonnement à un jeune Manceau de 20 ans, reconnu coupable de trafic de stupéfiants et de violences en réunion. Les faits se sont déroulés en janvier dernier à Saint-Calez-en-Saosnois, dans le secteur de Mamers, où un adolescent de 17 ans a été violemment agressé.
La victime a subi des coups à l'intérieur d'un véhicule avant d'être frappée alors qu'elle était au sol. Des images de la scène, montrant le jeune homme blessé, ont été postées sur les réseaux sociaux, accompagnées de commentaires humiliants à caractère sexuel.
Une expédition punitive jugée inacceptable
Le père de la victime a rapporté les faits à la gendarmerie après avoir constaté l’état de son fils, le 4 février. Selon ses dires, des individus se seraient rendus à son domicile en raison d'une dette de 7000 euros. « Mon fils avait décidé de se retirer de ce trafic, mais ils ne l’ont pas entendu de cette manière », a-t-il déploré.
En audience, le prévenu a exprimé ses regrets pour ses actes, décrivant la violence comme « disproportionnée ». Un mineur aurait également été impliqué dans l'agression, tandis que le conducteur du véhicule demeure non identifié, selon les déclarations de l’avocate de la mère de la victime.
Des bénéfices colossaux du trafic de cocaïne
En parallèle des violences, le jeune homme était sous le coup d'une peine avec bracelet électronique pour des faits similaires et continuait d'opérer un trafic de cocaïne dans le secteur de Mamers, générant des revenus illicites allant jusqu'à 7000 euros par mois. Au tribunal, la présidente a exprimé son exaspération face à la récidive du prévenu, qui a déjà un casier judiciaire lourd de douze mentions.
Des perquisitions ont eu lieu au domicile de sa mère, révélant des éléments inquiétants tels que des cagoules, des couteaux et des munitions. Le procureur a qualifié cette agression d'« expédition punitive » et a requis une peine de trois ans de prison. Finalement, le tribunal a décidé d'imposer 18 mois de prison, accompagnés d'une interdiction de port d'arme pendant cinq ans et d'un dédommagement de 800 euros pour préjudice moral envers la victime.
Actuellement, le jeune homme faisait face à des conditions difficiles, avec des séquelles psychologiques profondes chez l'adolescent agressé, encore marqué par cette expérience traumatique.







