Le samedi 28 février, environ 200 personnes se sont réunies place de Bérulle à Grenoble, exigant des actions concrètes sur la réquisition de logements vacants. Cette manifestation a été orchestrée par le collectif Droit au logement 38 (DAL38), qui a été rejoint par des étudiants occupant des écoles locales. La banderole arborant le slogan "Application de la loi de réquisition" flottait fièrement au-dessus du rassemblement.
Parmi les participants, des membres du collectif ayant occupé le siège de la métropole pendant plus de trois mois ont pris la parole. "Nous avons 150 personnes qui vivent toujours dans le bâtiment et qui n'ont reçu aucune solution de relogement depuis leur installation à mi-novembre", a déclaré un porte-parole du collectif, soulignant l'urgence de la situation.
Les candidats au scrutin municipal invités à venir présenter leurs positions et solutions
Le collectif Droit au logement 38 appelle également les candidats aux élections municipales à proposer des solutions concrètes. Il estime que les maires ont le pouvoir de réquisitionner des logements, bien que cela soit une prérogative limitée, généralement attribuée à l'État et aux préfectures. L'exemple d'anciennes installations universitaires vides, comme la cité du Rabot, a été cité, où 500 places pourraient être mobilisées.
Frustrés par l'inaction de la municipalité actuelle, les manifestants exigent des engagements fermes des nouveaux candidats : "Nous voulons savoir comment ils comptent réquisitionner ces bâtiments, pour qui et avec quelle rapidité", a affirmé un membre du collectif. Tous les candidats de gauche présents se sont engagés à aborder le sujet du logement, même s'ils n'ont pas tous apporté des réponses immédiates.
Cette mobilisation s'inscrit dans un contexte plus large où les problèmes de logement persistent, et les citoyens commencent à exiger davantage de leurs élus. En effet, selon France 3, la pression pour une action rapide dans ce domaine est de plus en plus palpable.







