Dès l'aube, la capitale iranienne était plongée dans la peur après une série de frappes aériennes attribuées à une coalition américano-israélienne. Les autorités ont incité les habitants de Téhéran à quitter la ville, entraînant une paralysie presque totale des activités quotidiennes. "Considérant les opérations menées contre Téhéran et d'autres grandes villes, il est conseillé de quitter si possible," a averti un communiqué gouvernemental envoyé sur les téléphones des Iraniens.
Les rues étaient vides, les commerces fermés et de nombreuses explosions retentissaient. Un résident du centre-ville a rapporté : "J’entends des explosions et des avions de chasse au-dessus de ma tête", alors que l'horizon se couvrait de fumée. À peine neuf mois après une première attaque, Téhéran et ses 10 millions d’habitants vivent un nouveau cauchemar. Les forces de sécurité patrouillent, tandis que la majorité des commerçants tirent le rideau.
Les tensions s'étaient intensifiées ces dernières semaines, alimentées par le discours belliqueux de l'ancien président américain Donald Trump à la suite de mouvements de contestation. Malgré des pourparlers entre Téhéran et Washington pour éviter une escalade, la population n'y croyait pas : "Tout était devenu très bruyant," déclarait un autre habitant. Ce jour-là, une routine quotidienne devenue impossible. Peu après le début des frappes, des résidents se sont figés, observant la fumée s'élever au-dessus des bâtiments touchés.
Cris perçants et dommages collatéraux
Les médias iraniens ont diffusé des images d'une école pour filles endommagée, faisant état d'au moins 85 élèves tués. Ce bilan, cependant, n'a pas été vérifié par l'AFP. Selon l'agence Isna, le quartier Pasteur, abritant la résidence du guide suprême et le palais présidentiel, a été ciblé. Israel a déclaré avoir frappé "des centaines de cibles militaires iraniennes", affirmant avoir éliminé plusieurs responsables. Toutefois, l'Iran n'a confirmé aucun décès dans ses rangs.
Mesures d'urgence et fermetures généralisées
Le Conseil suprême de sécurité nationale iranien a activé des plans d'urgence. Les écoles et universités ont reçu l'ordre de fermer jusqu'à nouvel ordre. Bien que les banques restent ouvertes, la majeure partie des administrations fonctionne à moitié. Selon les responsables, l'approvisionnement en vivres et en carburant est actuellement assuré, et le métro ainsi que les bus continuent de circuler normalement.
Cette situation délicate attire l'attention internationale, alors que l'Iran continue de faire face à des défis considérables sur le plan de la sécurité et de la stabilité. Les Gardiens de la Révolution ont également revendiqué des frappes en réponse, ciblant à la fois Israël et une base navale américaine à Bahreïn. La tension dans la région est palpable, avec une crainte grandissante d'une escalade des conflits.







