Jean-Yves Chapelet, maire sortant de Bagnols-sur-Cèze, a annoncé avoir déposé plainte suite à la diffusion d'une vidéo créée par intelligence artificielle sur un profil Facebook anonyme. Dans cette vidéo, il est dépeint comme un "punching-ball", illustrant une scène où deux candidats rivaux, représentant l'extrême gauche et l'extrême droite, le frappent. Chapelet a qualifié cette représentation de dérangeante et a précisé que cela nuit à la dignité de la fonction de maire.
Dans son communiqué, il a expliqué avoir contacté la procureure de la République pour porter plainte pour incitation à la haine et menace contre un élu. "Cette image, où ma tête est pendue comme un trophée, est non seulement une attaque personnelle, mais elle cible le rôle même que j'exerce dans nos institutions", a-t-il déclaré. Le maire déplore également l'absence de réaction immédiate de ses concurrents politiques face à cette publication.
Une attaque contre les institutions
"Cette publication constitue une menace pour notre démocratie" a-t-il ajouté. Chapelet insiste sur le fait que l'indifférence face à des appels à la violence engage aussi la responsabilité pénale de ceux qui laissent circuler de telles images. "La critique est essentielle en politique, mais la violence ne doit jamais être banalisée", a-t-il insisté, dénonçant la normalisation de comportements agressifs dans le débat public.
Selon un article du Franceinfo, cette situation illustre une tendance inquiétante où les outils numériques, comme l'IA, sont utilisés pour ternir l'image des élus, rendant le climat politique encore plus tendu. Les experts s'inquiètent des implications que de telles pratiques pourraient engendrer pour le respect et la sécurité des représentants élus.
Jean-Yves Chapelet espère que cette affaire servira de signal d'alarme sur la nécessité de protéger les élus contre les violences symboliques, et il appelle à une prise de conscience collective face à l'influence croissante des technologies dans la sphère publique.







