À l'approche du premier tour des élections municipales, une campagne de désinformation ciblant plusieurs candidats de La France insoumise (LFI) a fait surface. Les députés François Piquemal à Toulouse et Sébastien Delogu à Marseille sont les figures principales de cette attaque numérique, comme le souligne une enquête publiée par Le Monde.
Ces derniers jours, des faux comptes et des sites anonymes ont inondé les réseaux sociaux d'accusations infondées, allant jusqu'à imputer des actes de pédocriminalité à Piquemal. Face à cette situation préoccupante, le député toulousain a déjà déposé plainte et a révélé avoir été alerté il y a un mois par l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) concernant cette campagne malveillante.
Delogu également visé à Marseille
La situation n'est pas différente à Marseille. Sébastien Delogu est également la cible de contenus nuisibles circulant sur divers blogs et réseaux sociaux, assortis notamment d'accusations de violences. Des tracts, portant un QR code renvoyant à ces sites, ont même été placardés dans différents quartiers.
Le parquet de Marseille a ouvert une enquête pour diffamation suite à une plainte déposée par Delogu, et des sources sécuritaires évoquent une potentielle ingérence numérique étrangère derrière cette manœuvre. Cette enquête pourrait être confiée au pôle national de lutte contre la haine en ligne du parquet de Paris.
Une série de sites semble participer à cette campagne de désinformation, certains se présentant comme des guides de vote destinés à un électorat musulman, ne mettant en avant que des candidats de LFI et évoquant des thèmes tels que la construction de mosquées ou l'instauration de la charia. Conformément aux analyses rapportées par Le Monde, l'ambition serait de discréditer ces candidats vis-à-vis de l'électorat.
Les différents sites impliqués partagent des caractéristiques semblables, tels que l'utilisation d'images générées par intelligence artificielle, des modèles de site internet identiques, et des noms de domaine enregistrés à l'étranger. Le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) a signalé qu'un dispositif composé de sites et de profils inauthentiques était en place pour cibler principalement les candidats aux municipales à Marseille et Toulouse. Les investigations sont en cours pour retracer l'origine de cette opération.







