Le président Emmanuel Macron a pris à cœur de remercier le Premier ministre irakien, Mohamed Chia al-Soudani, pour sa détermination à dévoiler les circonstances entourant l'attaque de drone qui a coûté la vie à Arnaud Frion, militaire français, près d’Erbil. Sur X, il a souligné l'importance de « faire toute la lumière » sur cet incident tragique.
Lors de cet échange, Macron a également évoqué le besoin d'augmenter les mesures de protection pour les forces françaises présentes en Irak. « Nous continuerons à travailler ensemble pour garantir la stabilité et la souveraineté en Irak », a-t-il ajouté. Les forces françaises, rappelons-le, sont sur le terrain pour collaborer avec les Irakiens dans leur lutte contre le terrorisme, selon ce qu'a mentionné le président.
Une attaque « inacceptable »
Lors de leur conversation, al-Soudani a promis de mettre en place « les mesures nécessaires pour empêcher » de futures frappes et a exprimé la solidarité du peuple irakien envers la France. Une enquête sera menée pour comprendre ce qui s'est passé, comme rapporté par Le Parisien.
L'adjudant-chef Arnaud Frion du 7e bataillon de chasseurs alpins a succombé à ses blessures lors d'une attaque survenue jeudi soir à Erbil, marquant la première perte d'un militaire français depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Six autres soldats ont également été blessés dans cette attaque.
Macron a catégoriquement qualifié cette attaque de « inacceptable », tout en maintenant que la France adopte une posture « défensive » dans ce conflit, notamment pour soutenir ses alliés menacés par de potentielles représailles iraniennes. Bien qu'il évoque la conception iranienne de l'appareil ayant mené l'attaque, il n'a pas encore désigné de responsable particulier pour cet acte.
Le groupe armé pro-iranien, Ashab al-Kahf, a pour sa part revendiqué qu'il ciblera désormais les intérêts français dans la région, en réaction à la présence accrue du porte-avions Charles de Gaulle en Méditerranée orientale.







