Alors que le conflit en Ukraine s'étend sur cinq années, Bart De Wever, le Premier ministre belge, appelle à un mandat clair pour l'Union européenne afin de discuter avec Moscou. Dans une interview accordée au journal belge L'Echo, De Wever, connu pour ses opinions conservatrices, affirme que sans l'appui des États-Unis, il est irréaliste de vouloir étouffer économiquement la Russie. "Il ne reste qu'une méthode : faire un deal", déclare-t-il.
De Wever exprime des doutes sur la cohérence de la stratégie américaine, arguant que "les États-Unis semblent parfois plus proches de Poutine que de Zelensky". Il met en garde que toute négociation sans un mandat européen affaiblirait la position de l'UE, permettant aux Américains de guider les discussions et d'imposer leurs termes à l'Ukraine.
L'Allemagne appelle à la prudence
D'un autre côté, le chancelier allemand Friedrich Merz insiste sur la nécessité d'être prudent dans les négociations. Soutien indéfectible de l'Ukraine depuis le commencement de l'invasion russe en février 2022, Merz souligne que la manière dont cette guerre se terminera affectera profondément l'avenir de l'Europe. Il a insisté sur le fait que, contrairement aux idées véhiculées par la propagande russe, la Russie n'est pas en phase de victoire.
Ce débat sur les négociations avec la Russie s'inscrit dans un contexte géopolitique complexe, où la sécurité en Europe et les relations internationales sont plus que jamais en jeu. Des experts estiment que le moment de favoriser le dialogue est peut-être arrivé, mais avec des conditions strictes pour éviter de favoriser l'agression.







