Dans la nuit entre le 26 et le 27 février dernier, une jeune femme a frôlé la tragédie dans le VIIe arrondissement de Lyon. Présente au moment des faits, elle partage son expérience glaçante d'une fusillade qui aurait pu lui coûter la vie.
Selon les informations relayées par Le Progrès, la jeune femme a déclaré avoir vu un homme armé d'une Kalachnikov, tirant dans plusieurs directions. "Nous avons croisé le regard du tireur, et j'ai compris que j'étais un témoin d'une scène horrifiante," a-t-elle raconté.
Vers une heure du matin, alors qu'elle rentrait d'une soirée entre collègues, les coups de feu ont commencé à retentir. "Je pensais vraiment que je pouvais être touchée par une balle perdue. Ça a duré entre une et deux minutes," a-t-elle ajouté, visiblement traumatisée par cet événement.
Lyon, de plus en plus exposée à la violence
Cette tragédie n'est pas un incident isolé. Lyon, ville pourtant connue pour son patrimoine culturel, est devenue le théâtre d'une escalade de la violence armée. En décembre dernier, des coups de feu avaient également été signalés rue Sainte-Anne-de-Baraban. En octobre, un homme a été grièvement blessé par balle en pleine rue, et en septembre, un jeune a subi cinq impacts, tirés par un groupe armé.
Ce climat d'insécurité est alimenté par des faits divers tragiques, tel que le décès de Quentin Deranque, un jeune militant, qui avait été lynché par un groupe en février. Il est décédé deux jours plus tard à l'hôpital Édouard-Herriot, un drame qui a encore renforcé les inquiétudes concernant la sécurité à Lyon. Le maire de la ville, Grégory Doucet, a condamné ces actes de violence à de multiples reprises, appelant à une réaction collective face à cette insécurité grandissante.







