L’ancienne trésorière de Kiabi, Aurélie B., suspectée d’avoir détourné la somme astronomique de 100 millions d’euros, a récemment été remise en liberté sous bracelet électronique, selon les informations obtenues par Franceinfo. Après un an et demi de détention provisoire, elle a été interpellée en août 2024 à son arrivée à Figari en Corse.
L’affaire, déjà qualifiée de « digne d’une série Netflix », a débuté en juillet 2024 lorsque Kiabi a tenté de récupérer un investissement réalisé un an plus tôt. En effet, en juillet 2023, Aurélie B. avait ouvert un compte dans une banque allemande pour y placer les fonds de l'entreprise. Mais, lorsque la société a souhaité récupérer cet argent l'été suivant, la somme avait disparu, évaporée par la méthode des « comptes rebonds ».
Tout juste après la découverte de cette fraude, Kiabi a déposé plainte, et le parquet de Paris a ouvert une enquête. Actuellement, les enquêteurs de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) cherchent à identifier les complices du blanchiment, car les fonds détournés ont rapidement été transférés vers la Turquie.
Kiabi travaille au recouvrement de l'argent détourné
Dans un communiqué récent, la banque allemande dans laquelle Aurélie B. avait placé les 100 millions d'euros a fait savoir qu’elle avait signé un accord transactionnel avec Kiabi, dont les termes restent confidentiels. Cette démarche est un pas crucial vers le recouvrement des actifs détournés. Kiabi a affirmé dans un communiqué : « Nous restons fermement engagés dans cette enquête tout en poursuivant nos priorités stratégiques ».
Il est à noter que, via des sociétés écrans, l'ex-trésorière a acheté trois biens immobiliers à Miami avec les fonds détournés : une maison de 18,5 millions d'euros et deux appartements. Ces propriétés ont été revendues l'année précédente et l'argent est désormais sous séquestre. Kiabi espère récupérer environ 20 millions de dollars, et une audience est prévue en juin. Malgré ce scandale, l’enseigne a assuré que sa solidité financière n’était pas compromise.







