Aurélie Gazengel, apicultrice à Saint-Aubin-de-Terregatte, a récemment subi un nouveau vol au sein de son rucher. En procédant à une plainte, elle a ethiquement décidé de publier sur les réseaux sociaux des images du délit, survenu dans la nuit du 9 mars à 5h45. Ce vol de sa ruche n’est pas un incident isolé, mais une répétition inquiétante du même acte malveillant qui s’est produit à plusieurs reprises au cours des trois dernières années.
La vidéo, vue plus de 8 000 fois en trois jours, montre une silhouette en tenue d’apiculteur, dérobant des cadres d’une des ruches d'Aurélie. "Il s’approprie tout mon travail, c’est insupportable", a-t-elle confié. Ce n’est pas seulement le désespoir qui alimente sa douleur, mais aussi le sentiment de voir son labeur déconsidéré.
Dans ses récits, Aurélie évoque des éléments troublants. "Cette année encore, j'ai découvert des cadres qui avaient été volés il y a deux ans. S’il revient, c’est que soit il est malavisé, soit il pense que je ne vais pas me défendre", a-t-elle déclaré, sous le choc. Au total, c’est la cinquième fois qu’elle devient victime de tels actes, qui lui coûtent environ 250 euros par essaim.
Dans un élan de solidarité, Aurélie a révélé avoir reçu des messages de soutien venus de toute la France, notamment même de la Corse. "Ça fait chaud au cœur de voir tant d’empathie. J’espère que cette diffusion aidera à l’enquête", a-t-elle ajouté. France 3 Normandie et d'autres médias régionaux rapportent également le cri d’alarme d'Aurélie, incitant les autres apiculteurs à rester vigilants face à ces vols permanents.
Malgré les épreuves, Aurélie continue de se battre pour protéger son métier, et ses efforts de partage sur les réseaux sociaux pourraient bien contribuer à sensibiliser la communauté concernant l’importance des ruchers et la protection des apiculteurs face à une menace grandissante.







